Dimanche 2 mars 2008
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11:00
NICOLAS SARKOZY a battu un record pour la Ve République: créer autour de lui, et en seulement neuf mois, une ambiance de fin de règne. Un peu partout la Sarkozye part en morceaux.
A commencer par le sommet de l'État, où les relations entre les deux chefs de l'exécutif se sont sérieusement dégradées. Inouï: depuis six
mois, le Président et son Premier ministre ne se sont jamais entretenus en tête à tête, autrement dit sans la présence de
leurs collaborateurs respectifs. Et depuis un mois, Fillon, Jusque-là muet, ne se prive plus de critiquer devant ses visiteurs le portement agité de son
patron et sa façon de prendre des décisions dans la précipitation et sans
préparation.
Deuxième cause de désordre: les dissensions au sein du gouvernement. Aux chicayas habituelles s'ajoute une bagarre qui pollue
l'atmosphère: la constitution d'un groupe de ministres - Lagarde, Darcos, Hortefeux, etc. - qui cherche, avec les
moyens du bord, à barrer la route de Matignon à Xavier Bertrand. Épisode de cette lutte en coulisses: la révélation dans les colonnes de «L'Express» du rôle joué chez
les francs-maçons par le ministre du Travail. C'est en tout cas la conviction de l'intéressé.
Troisième dérapage: la grogne manifestée par le Parlement, sommé de voter à la va-vite des réformes pas suffisamment étudiées. Le
président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, et celui du groupe parlementaire UMP, Jean-François Copé, ont eu toutes les peines du monde à calmer les ardeurs des députés de base, lesquels se sont
sentis méprisés par le Président et peu enclins à supporter ses diktats. Dans l'entourage de Sarko, beaucoup s'inquiètent désormais des velléités de révolte des parlementaires de la
majorité.
Quatrième source de bordel l'Élysée, où les conseillers s'étripent gaiement Guéant ne peut pas blairer Guaino, qui ne peut pas blairer
Mignon et accumulent gaffes et maladresses dans leurs interventions publiques. Sans parler du Président lui-même, qui
n'hésite jamais à faire dans la provoc. Tout cela crée un climat hautement toxique. D'autant que Sarko engueule tout le monde. Même Guéant :
« Tenez vos troupes, lui a-t-il lancé lundi
à l'Elysée, sinon cela risque de très mal se terminer pour nous. » .
Heureusement que tout va bien du côté de la croissance et du pouvoir d'achat.
Merci au "canard Enchainé".
Et dire qu'à la mairie de Muret, nous avons (encore pour 2 semaines)un digne représentant de l'UMP qui se garde bien de se prévaloir de cette appartenance.
Dans sa luxueuse plaquette, pas un mot de ses origines politiques et surtout aucune référence à Sarkozy à qui il a pourtant donner sa signature pour les présidentielles (il n'y a que 9 mois, mais
il espère aujourd'hui que tout le monde a oublié).
Monsieur Barrès répondra qu'il s'agit un scrutin local loin des enjeux nationaux mais il a appliqué dans ses mandats pour Muret l'exacte politique ultra libérale, comme celle du
gouvernement.
Si, par malheur pour les muretains, il était réélu, nous pourrions craindre ce qui nous attendrait !!!